Pour que dure l'instant sous le poids des mémoires
J'ai retenu la nuit
plus doucement qu'une main de femme
J'ai retenu la nuit
plus doucement qu'une main de femme
(...)
Pour que le don de Mort recouvre les eaux sûres
J'ai retenu la mer
J'ai retenu la mer
(...)
Pour que reste le cri des oiseaux de l'orage
ceux qui n'ont plus rien dit depuis la grande attente
ceux qui prient chaque fois pour les morts en puissance
et détiennent la tour d'où soufflent tous les vents
.
NADIA TUENI
(juin et les mécréants,1968)
